Délivrabilité : pourquoi les FAI/MSP bloquent-ils vos messages emails ?

Découvrez pourquoi les FAI/MSP bloquent vos emails et les solutions pour préserver votre délivrabilité et maintenir une bonne réputation d'expéditeur.

Introduction

Les fournisseurs d’accès (FAI) et les messageries (MSP, pour Mailbox Service Providers, comme Gmail, Outlook ou Yahoo) bloquent ou filtrent des emails pour protéger leurs utilisateurs du spam, du phishing et des virus, et pour leur garantir une boîte de réception utile. Pour décider, ils s’appuient sur la réputation de l’expéditeur, son authentification, les listes noires et la réaction des destinataires.

Une fois vos contacts collectés, la tentation est grande de leur envoyer rapidement vos campagnes. Mais la délivrabilité, autrement dit la capacité à faire arriver vos messages en boîte de réception et non en spam, se prépare en amont. Le taux d’aboutis ne suffit pas à la mesurer : il faut réunir plusieurs indicateurs pour évaluer votre capacité à exposer vos messages à la vue de vos contacts.

☰ Sommaire

Pourquoi les FAI/MSP bloquent-ils les emailings ?

Les fournisseurs d’accès à Internet et les messageries ne bloquent pas les messages pour vous contrarier, mais pour plusieurs raisons :

  • Une nécessité de sécurité : une grande partie des emails rejetés sont porteurs de virus ou vecteurs de tentatives de phishing ou de piratage. C’est la principale justification du filtrage : tout ce qui semble à risque est écarté. La majeure partie du spam malveillant est ainsi interceptée par les filtres anti-spam avant même d’atteindre les boîtes de réception.
  • Une nécessité de service : les messageries veulent avant tout offrir une expérience satisfaisante à leurs utilisateurs et leur promettent une boîte de réception sans indésirables. Gmail et Microsoft sont parmi les plus avancés en la matière : ils analysent le comportement des destinataires pour déterminer ce qui caractérise un email indésirable.
  • Une nécessité économique : chaque message accepté doit être traité, transféré et stocké. Filtrer les envois indésirables permet aux opérateurs de contenir le coût de leurs infrastructures.

Conséquence : une fois le spam malveillant écarté, les emails marketing représentent une part importante des messages reçus. C’est sur eux que se concentre désormais l’exigence des messageries.

Comment les FAI/MSP décident-ils de bloquer les emails ?

La majeure partie du trafic email est constituée d’envois automatisés, et les opérateurs l’ont bien compris. Pour choisir les emails à rejeter ou à classer en spam, ils se basent sur plusieurs critères :

  • L’avis des prestataires de sécurité : listes noires (blacklists), outils de filtrage ou partenaires, les FAI/MSP accordent leur confiance à ces tiers pour protéger leur infrastructure et leurs utilisateurs. Ceux-ci identifient les mauvais acteurs par divers moyens (pièges à spam, suivi des liens suspects, infrastructures à risque…).
  • Le respect des normes techniques : les messageries exigent de plus en plus de garanties de la part des expéditeurs. Depuis février 2024 pour Google et Yahoo, et mai 2025 pour Microsoft, les expéditeurs de plus de 5 000 emails par jour doivent notamment authentifier leurs envois (SPF, DKIM et DMARC) et proposer une désinscription en un clic. Le détail de ces nouvelles règles de filtrage est à connaître.
  • Les preuves de mauvaises pratiques (plaintes, pièges à spam…) : si une messagerie constate que vos envois déclenchent régulièrement des signaux d’alerte, elle se protégera de ce qu’elle considère comme une menace. Google demande ainsi de maintenir un taux de plaintes inférieur à 0,1 %.
  • L’évaluation de la satisfaction des destinataires : les messageries observent le comportement des internautes face à vos messages (ouvertures, suppressions sans lecture, désabonnements, plaintes…) pour vérifier qu’ils sont bien attendus.

Si vous voulez maximiser votre délivrabilité, surveillez et optimisez l’ensemble de ces éléments : nos 8 bonnes pratiques pour améliorer la délivrabilité et notre article sur les emails classés en spam par Gmail vous y aideront.

Campaign
Une plateforme conçue pour la délivrabilité
Authentification, désinscription en un clic, suivi de votre réputation et alertes : envoyez vos campagnes en toute sérénité.
Découvrir la fonctionnalité

Comment éviter le blocage de ses campagnes ?

Ce qu’il faut faire : protéger sa délivrabilité dès la collecte

Pour collecter des contacts de qualité, la règle essentielle est d’être transparent. La relation que les contacts vont établir avec votre marque commence à cette étape. Ne laissez donc planer aucun doute sur votre intention de respect et de qualité :

  • Demandez le consentement de manière explicite : cette exigence du RGPD est avant tout une opportunité pour rassurer vos contacts et créer une relation claire avec votre marque.
  • Informez le contact sur les conditions de son inscription (nature des messages, fréquence…) : si vous déclenchez une déception, vous entraînerez probablement une plainte.
  • Indiquez votre politique de protection des données personnelles (lien) : c’est une obligation d’information du RGPD sur vos formulaires, et la CNIL contrôle et sanctionne régulièrement les manquements en la matière.

Non seulement cela vous permet de protéger votre délivrabilité, mais aussi d’engager plus durablement les contacts qui vont remplir votre formulaire.

Ce qu’il ne faut pas faire : négliger les mesures de sécurité simples

Des outils éprouvés existent pour protéger votre réputation et vos utilisateurs :

  • Le captcha pour déjouer les inscriptions par robot : on pense souvent à tort que les captchas alourdissent et freinent la collecte. Les internautes sont habitués à les rencontrer, et les plus modernes ne demandent qu’un clic. En écartant les inscriptions de robots, vous évitez une dégradation de votre réputation. Sur Campaign, un captcha est d’ailleurs activé par défaut sur les nouveaux formulaires.
  • Le message de bienvenue pour identifier les erreurs : envoyé peu de temps après l’inscription, il permet de repérer les adresses qui ne réagissent pas. Il s’agit peut-être de contacts inutilisables, que vous pouvez écarter pour protéger votre réputation.
  • Les scripts de vérification contre les erreurs de saisie : ils contrôlent le format de l’adresse à la soumission du formulaire et évitent d’enregistrer des adresses invalides.
  • Le double opt-in pour enregistrer le consentement de manière irréfutable : l’inscription n’est effective qu’après un clic sur le lien de validation envoyé par email (valable 48 h sur Campaign). Souvent accusé de freiner la collecte, il produit pourtant les bases les plus performantes et les moins exposées aux problèmes de délivrabilité. En Allemagne notamment, il est considéré comme la référence pour prouver le consentement. Pensez simplement à prévenir le contact qu’il doit valider son inscription depuis sa boîte de réception.

Ne succombez pas aux idées préconçues qui vous annoncent une chute de votre volume d’inscrits : mieux vaut une base plus réduite mais engagée qu’une base volumineuse qui pénalise votre réputation. La collecte et la gestion des contacts dans Campaign intègrent ces garde-fous.

Accompagnement
Vos emails sont bloqués ou classés en spam ?
Nos experts délivrabilité diagnostiquent la cause et vous aident à rétablir votre réputation d’expéditeur.
Découvrir l’accompagnement
Conclusion
Les messageries filtrent pour protéger leurs utilisateurs, et leurs exigences ne cessent de se renforcer : authentification, faible taux de plaintes, désinscription simple, engagement des destinataires. La délivrabilité se construit donc dès la collecte, par des choix transparents (consentement, double opt-in, information) et des pratiques d’envoi respectueuses. Les risques de blocage sont réels, mais largement évitables avec une hygiène emailing rigoureuse.

Vous souhaitez approfondir vos pratiques pour améliorer durablement votre délivrabilité email ?

Télécharger le guide pratique Délivrabilité

Restez informés sur l’email & le marketing digital

Boostez vos performances avec une dose d’inspiration et de conseils tous les mois : tendances marketing, conseils d’experts & bonnes pratiques, cas clients, guides pratiques & checklist, webinars & événements.

Inscrivez-vous à notre newsletter