Pourquoi vos emails sont-ils considérés comme spam par Gmail ?
Spam, phishing, mauvaise réputation : découvrez les causes fréquentes du placement en spam sur Gmail et les bonnes pratiques pour améliorer votre délivrabilité.
Le dossier « Spam » de Gmail regroupe les emails que Gmail juge indésirables ou dangereux : ils n’apparaissent pas dans la boîte de réception et sont supprimés automatiquement au bout de 30 jours. Si vos emails y arrivent, c’est le plus souvent pour l’une de ces raisons : une réputation d’expéditeur dégradée, trop de plaintes de vos destinataires, une authentification incomplète (SPF, DKIM, DMARC) ou des contenus qui ressemblent à ceux des spammeurs.
Selon Validity, environ un email sur six n’atteint pas la boîte de réception dans le monde. Comprendre comment Gmail perçoit vos messages est donc essentiel pour votre délivrabilité email. Voici les messages d’avertissement de Gmail, ce qu’ils signifient et les bonnes pratiques pour y remédier.
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« Les messages email ont été détectés par les filtres anti-spam »
Un email peut être jugé indésirable parce que des messages similaires ont déjà été identifiés comme spam. C’est surtout le cas lorsque l’envoi cumule des signaux négatifs : présence de pièges à spam (spam traps) dans la liste de diffusion, mauvaise hygiène de la base de contacts, taux de plainte trop élevé, réputation d’expéditeur dégradée…
Pour l’éviter, suivez les bonnes pratiques de délivrabilité :
- écrire uniquement à des contacts 100 % opt-in ;
- préférer des envois ciblés aux envois de masse ;
- gérer les bounces (messages rejetés temporairement ou définitivement) ;
- maintenir une base saine : suppression des adresses invalides, en double ou inactives, et des pièges à spam ;
- envoyer des contenus pertinents, qui correspondent aux attentes de vos contacts.
« Des messages identiques ont été signalés comme du phishing à plusieurs reprises »
Gmail permet à ses utilisateurs de signaler les messages frauduleux, notamment le phishing (usurpation de l’identité d’un expéditeur à des fins malhonnêtes). Un message signalé par plusieurs destinataires est automatiquement bloqué, son contenu étant jugé potentiellement dangereux.
La plupart des expéditeurs légitimes ne seront jamais concernés. Pour éviter toute confusion, respectez toutefois les normes d’authentification (SPF, DKIM, DMARC) et n’intégrez dans vos messages que des liens à la réputation irréprochable.
« De nombreux messages en provenance de abc@xyz.com sont en réalité du spam »
Ce message révèle clairement un problème de réputation du nom de domaine d’envoi. Changer de domaine n’aide en rien sur le long terme : le problème de fond persiste, la réputation du nouveau domaine se dégrade à son tour, et vos abonnés s’y perdent.
La seule solution durable consiste à envoyer des contenus pertinents à des contacts consentants. Pour anticiper ces difficultés, découvrez comment surveiller votre réputation d’expéditeur.
« Certains contenus du message sont typiquement ceux utilisés par les spammeurs »
Ce cas se présente surtout lorsque le message est mal encodé ou qu’il accumule des éléments typiques des spammeurs : liens vers des domaines douteux, formulations racoleuses, abus de majuscules et de points d’exclamation, image unique sans texte… Les filtres actuels de Gmail s’appuient avant tout sur la réputation de l’expéditeur et sur l’engagement des destinataires : un mot comme « gratuit » ou « promotion » ne suffit pas, seul, à envoyer un email en spam, mais l’accumulation de ces signaux peut y contribuer.
Pour détecter tout problème au plus tôt, suivez vos statistiques de délivrabilité par messagerie : une baisse soudaine des ouvertures ou des clics sur les adresses Gmail est souvent le premier signe d’un classement en spam.
Les règles de Gmail pour les expéditeurs
Depuis février 2024, Google a renforcé ses exigences, en particulier pour les expéditeurs de plus de 5 000 emails par jour vers Gmail :
- authentifier ses envois avec SPF et DKIM, et publier un enregistrement DMARC ;
- proposer une désinscription en un clic, traitée rapidement ;
- maintenir un taux de plainte bas : idéalement sous 0,1 %, et jamais à 0,3 %.
Les expéditeurs qui ne respectent pas ces règles voient leurs emails classés en spam, voire refusés.
Que faire si vos emails arrivent en spam sur Gmail ?
- Vérifiez votre authentification : SPF, DKIM et DMARC doivent être correctement configurés et alignés avec votre domaine d’envoi.
- Consultez Google Postmaster Tools, l’outil gratuit de Google qui indique la réputation de votre domaine et votre taux de plainte auprès des utilisateurs de Gmail.
- Nettoyez votre base : retirez les adresses invalides et les contacts inactifs depuis longtemps.
- Réduisez vos volumes et ciblez vos contacts les plus engagés le temps de rétablir votre réputation, puis augmentez progressivement les envois.
- Revoyez vos contenus et votre fréquence pour qu’ils correspondent aux attentes de vos destinataires.
Pour comprendre tous les contrôles que franchit un email, découvrez le parcours d’un email en 10 étapes, ou consultez notre FAQ délivrabilité.
Vous souhaitez améliorer la délivrabilité de vos campagnes email ?