Le parcours d’un email en 10 étapes : comprendre la délivrabilité
Découvrez en infographie comment un email franchit filtres, analyses et réactions des destinataires avant d’atteindre la boîte de réception ou le spam.
Avant d’arriver en boîte de réception, un email franchit 10 points de contrôle : infrastructure d’envoi, autorisation de l’expéditeur (SPF), volume, identité (DKIM), réputation, présence dans le carnet d’adresses, analyse des textes et des visuels, réactions passées du destinataire, puis classement final. Un échec à l’une de ces étapes peut suffire à envoyer votre message dans les spams, voire à le faire refuser.
Comprendre la délivrabilité email, c’est un peu comme passer son permis de conduire : il faut maîtriser son véhicule (le message), emprunter des routes sûres et peu encombrées (le routage) et respecter le code de la route (les règles des FAI/MSP et des filtres anti-spam).
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Pourquoi les FAI et MSP filtrent vos emails
Les fournisseurs d’accès Internet (FAI) et les fournisseurs de messagerie (MSP, Mailbox Service Providers), qui reçoivent vos envois, appliquent chacun leurs propres règles de filtrage des emails entrants. Ce filtrage vise à protéger les utilisateurs de tout message pouvant constituer un risque de sécurité ou une nuisance. Résultat : même un email légitime n’a pas la garantie d’arriver en boîte de réception. Selon Validity, environ 83,5 % des emails y parviennent dans le monde, et 89,1 % en Europe.
La maîtrise des bonnes pratiques de délivrabilité est d’autant plus essentielle depuis que Google (Gmail) et Yahoo ont durci leurs règles en 2024, suivis par Microsoft (Outlook) en 2025.
Le parcours d’un email en 10 étapes
Le cheminement d’un message est un parcours semé d’embûches. Voici les points de contrôle auxquels il est soumis avant d’être réellement délivré à vos contacts :

- Infrastructure d’envoi : l’adresse IP et le nom de domaine d’envoi sont confrontés aux listes noires (blacklists) des FAI, des éditeurs de filtres anti-spam et des organisations de lutte contre le spam.
- Expéditeur : les FAI/MSP vérifient que les serveurs d’envoi sont autorisés à émettre des messages pour le compte du domaine expéditeur (norme SPF).
- Volume : dès qu’un serveur reçoit un lot de messages, des filtres de volume s’activent. Selon la réputation de l’expéditeur, ils autorisent ou non l’arrivée rapide d’un volume important de messages.
- Identité : les FAI/MSP vérifient la légitimité de l’expéditeur et l’intégrité du message (signature DKIM) afin de limiter les usurpations d’identité et le phishing. La politique DMARC, qui s’appuie sur SPF et DKIM, est exigée par Google et Yahoo depuis février 2024 et par Microsoft depuis mai 2025.
- Réputation : la réputation de l’IP et du nom de domaine est comparée aux informations des fournisseurs de données de réputation (Validity, Vade, Barracuda…) et à celles collectées par les FAI lors de vos précédentes campagnes.
- Connu ? : les FAI/MSP peuvent vérifier si l’adresse de l’expéditeur figure en liste verte, c’est-à-dire dans le carnet d’adresses du destinataire.
- Textes : le contenu passe dans un filtre bayésien. Mots et formulations sont comparés à un dictionnaire de mots-clés constitué au fil du temps à partir des pratiques des spammeurs.
- Visuels : les images sont inspectées pour repérer toute tentative de dissimulation de mots-clés. Un filtre heuristique évalue aussi l’allure générale de l’email, la qualité de sa conception et du code HTML, et le respect des bonnes pratiques.
- Apprécié ? : les FAI/MSP pratiquent un filtrage comportemental fondé sur les réactions du destinataire à vos envois précédents. Les a-t-il ouverts ? Y a-t-il répondu ? Les a-t-il signalés comme spam ? Réactions positives et négatives sont prises en compte.
- Livré ? : l’email est enfin livré en boîte de réception ou dans un dossier de messages jugés non prioritaires (graymail, onglet Promotions…). S’il n’a pas montré patte blanche au fil du parcours, il atterrit dans les spams, ou pire, il est refusé.
Particuliers et professionnels : deux parcours différents
Le parcours n’est pas tout à fait le même selon que votre email est adressé à un particulier ou à une adresse professionnelle. Vers une messagerie grand public (Gmail, Outlook, Orange…), l’email passe surtout par les filtres du FAI ou du webmail. Vers une adresse professionnelle, il traverse en plus la passerelle de sécurité de l’organisation destinataire : anti-spam privé, analyse des pièces jointes et des liens. Ces outils peuvent cliquer automatiquement sur vos liens pour les tester, ce qui fausse vos statistiques de clics (voir comment Campaign filtre les clics des robots).

Vous souhaitez améliorer la délivrabilité de vos emails ?