Email marketing responsable : nos engagements RSE et démarche d’écoconception

Le numérique représente environ 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, avec une croissance de plus de 6 % par an. En tant qu'acteur de l'email marketing B2B, Dolist s'engage dans une démarche de numérique responsable (aussi appelé numérique durable, numérique éco-responsable ou numérique RSE) : hébergement français bas carbone, écoconception de la plateforme, sunset policy intégrée et accompagnement de nos clients vers des pratiques d'emailing éco-responsable plus sobres.

Illustration d’un email marketing responsable avec tableau de bord RSE, écoconception et indicateurs d’impact

Qu’est-ce que le numérique responsable ?

Le numérique responsable désigne l’ensemble des pratiques visant à réduire l’impact environnemental, social et économique du numérique tout au long de son cycle de vie : fabrication des équipements, utilisation des services en ligne, stockage et traitement des données, gestion de fin de vie du matériel. C’est une discipline transversale qui touche autant les éditeurs de logiciels que les entreprises utilisatrices de services numériques.

Définition et 3 piliers (environnemental, social, économique)

Le numérique responsable s’articule autour de trois piliers complémentaires :

  • Pilier environnemental : réduction de l’empreinte carbone du numérique (consommation énergétique des datacenters, émissions de CO2 liées aux équipements et aux réseaux), éco-conception des logiciels et services, allongement de la durée de vie des équipements, gestion responsable des déchets électroniques (DEEE).
  • Pilier social : accessibilité numérique pour toutes les personnes (personnes en situation de handicap, seniors, populations éloignées du numérique), inclusion numérique, conditions de travail équitables dans les chaînes d’approvisionnement technologiques.
  • Pilier économique : sobriété numérique (n’utiliser que les ressources nécessaires), optimisation des coûts liés aux infrastructures, durabilité des modèles économiques du numérique, contribution à une économie circulaire.

Numérique responsable vs Green IT vs sobriété numérique

Ces termes sont proches mais distincts. Le Green IT (ou informatique verte) désigne les pratiques visant à réduire l’impact environnemental des technologies informatiques elles-mêmes : choix de serveurs économes en énergie, virtualisation, énergies renouvelables pour les datacenters. La sobriété numérique va plus loin : elle questionne l’usage lui-même, en évitant les fonctionnalités inutiles, en réduisant le volume de données traitées et stockées, en limitant la fréquence des mises à jour non indispensables. Le numérique responsable est le terme le plus englobant, intégrant Green IT, sobriété numérique, écoconception logicielle et accessibilité dans une démarche RSE globale.

Pourquoi le numérique pollue (4 % des émissions mondiales)

Selon les données de l’ADEME et de The Shift Project, le numérique représente environ 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre en équivalent CO2, soit davantage que l’aviation civile. Cette empreinte se décompose en trois postes principaux : les équipements des utilisateurs finaux (terminaux, smartphones, TV connectées) représentent environ 70 % du total, les réseaux de télécommunications environ 20 %, et les datacenters 10 %. La croissance de la consommation de données (streaming vidéo, IA générative, stockage cloud) fait de ce secteur l’un des plus dynamiques en termes d’émissions. Pour l’email spécifiquement, des études estiment qu’un email standard représente en moyenne 4 grammes de CO2 équivalent, un email avec pièce jointe lourde pouvant dépasser 50 grammes de CO2. À l’échelle de millions d’envois, ces chiffres deviennent significatifs.

Quel est le cadre légal et institutionnel français ?

Loi REEN 2021 et Loi AGEC

La France a adopté en 2021 la Loi REEN (Réduction de l’Empreinte Environnementale du Numérique), première loi au monde à traiter spécifiquement de l’impact environnemental du numérique. Elle impose notamment aux opérateurs télécoms et aux acteurs du numérique de publier un bilan environnemental annuel, renforce l’obligation de reprise des équipements usagés, et encadre les pratiques d’obsolescence programmée. Parallèlement, la Loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire, 2020) intègre des dispositions sur la durabilité des équipements électroniques et l’affichage de l’indice de réparabilité.

Le rôle de l’ADEME et de l’INR

L’ADEME (Agence de la Transition Écologique) publie des guides de référence sur le numérique responsable, mesure l’empreinte carbone du numérique français et accompagne les entreprises dans leurs démarches de réduction d’impact. L’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques) publie chaque année un baromètre de l’empreinte environnementale du numérique en France, qui fait référence pour quantifier les émissions du secteur. L’ARCOM (Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle et Numérique) contribue également à la régulation des usages numériques. L’INR (Institut du Numérique Responsable) anime la communauté des acteurs engagés en France, publie des référentiels de bonnes pratiques et délivre le Label Numérique Responsable. La FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) travaille sur les transitions numériques responsables et publie des travaux de prospective sur le numérique soutenable et la tech for good.

Le Label Numérique Responsable (LNR)

Le Label Numérique Responsable (LNR), délivré par l’INR en partenariat avec les CCI de France, est la certification de référence pour les organisations souhaitant formaliser et faire reconnaître leur démarche numérique responsable. Il s’appuie sur un référentiel de 114 bonnes pratiques couvrant la stratégie RSE, les achats responsables, l’accessibilité, la cybersécurité, l’hébergement et la gestion des déchets. L’obtention du label implique un audit et une démarche d’amélioration continue.

CSRD et ESG reporting

Depuis 2024, la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) oblige les grandes entreprises européennes à publier un rapport de durabilité détaillé incluant leur impact environnemental numérique. Le numérique responsable n’est plus une démarche volontaire pour ces entreprises : il entre dans le périmètre du reporting ESG (Environnement, Social, Gouvernance), avec des indicateurs vérifiables par des tiers. Le Green Deal européen renforce cette tendance réglementaire. Les fournisseurs de services numériques, comme les plateformes d’emailing, sont progressivement inclus dans le périmètre de mesure Scope 3 (émissions indirectes) de leurs clients.

Bonnes pratiques pour un numérique responsable en entreprise

Éco-conception logicielle et web

L’éco-conception logicielle consiste à intégrer les critères environnementaux dès la conception d’un produit numérique : limiter le nombre de requêtes serveur, réduire le poids des pages et des APIs, supprimer les fonctionnalités inutilisées, optimiser les algorithmes pour consommer moins de ressources CPU. Le référentiel GR491 de l’INR et les 115 bonnes pratiques de la conception numérique responsable (Collectif GreenIT.fr) sont les références françaises en la matière. Pour les sites web, le label Planet Tech’Care, initiative de Numeum, accompagne les entreprises du numérique dans leurs engagements environnementaux.

Hébergement vert et cloud souverain

Le choix de l’infrastructure d’hébergement est l’un des leviers les plus impactants en matière de numérique responsable. Un datacenter alimenté à 100 % en énergies renouvelables a une empreinte carbone de 10 à 50 fois inférieure à un datacenter fonctionnant aux énergies fossiles. Le PUE (Power Usage Effectiveness) est le ratio standard mesurant l’efficacité énergétique d’un datacenter : un PUE de 1,2 signifie que pour 1 kWh de calcul, 0,2 kWh supplémentaire est consommé pour le refroidissement et l’infrastructure. Les datacenters les plus efficients atteignent un PUE inférieur à 1,3. L’hébergement en France offre également un avantage : le mix électrique français est parmi les moins carbonés d’Europe grâce à la part du nucléaire et des énergies renouvelables.

Réduction des données stockées (data minimization)

La data minimization, principe fondateur du RGPD, est aussi un levier de numérique responsable : stocker uniquement les données nécessaires, définir des durées de conservation et purger automatiquement les données obsolètes (contacts inactifs, logs anciens, fichiers temporaires). Une base de contacts bien gérée (suppression des inactifs, hygiène régulière) consomme moins de ressources de stockage et d’énergie, tout en améliorant la délivrabilité email. Lire notre guide : guide RGPD et data minimization.

Sobriété matérielle (durabilité, recyclage)

La fabrication des équipements électroniques (serveurs, ordinateurs, smartphones) représente la part la plus importante de l’empreinte carbone du numérique. La sobriété matérielle passe par l’allongement de la durée de vie des équipements (achat reconditionné, maintenance plutôt que remplacement), la mutualisation des ressources serveur (virtualisation, containerisation), et la gestion responsable des déchets électroniques (DEEE) via des filières de recyclage agréées.

Mobilisation des collaborateurs

La démarche de numérique éco-responsable ne peut être portée uniquement par l’équipe IT ou le responsable RSE : elle nécessite l’engagement de l’ensemble des collaborateurs. Les axes pratiques : formation à l’éco-gestion de la messagerie (suppression des emails inutiles, limitation des pièces jointes lourdes), charte informatique verte, référents numérique responsable par service, communication interne régulière sur les indicateurs d’impact. La certification ISO 26000 (responsabilité sociétale des organisations) et les démarches ISO 14001 (management environnemental) fournissent des cadres structurés pour cette mobilisation.

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Comment appliquer le numérique responsable à l’email marketing ?

Optimiser le poids du HTML et des images

Un email HTML optimisé pour le numérique responsable doit viser un poids inférieur à 100 ko (HTML + images inline). Les bonnes pratiques :

  • Images optimisées : compression JPEG/WebP, dimensions adaptées à l’affichage réel (pas d’image 1 200 px affichée en 400 px), suppression des images décoratives inutiles.
  • HTML allégé : suppression du code inutile généré par les éditeurs visuels, minification du CSS inline, évitement des polices web externes (charger depuis des CDN augmente les requêtes et la consommation réseau).
  • Hébergement des images : les images doivent être hébergées et non encodées en base64 dans le HTML (ce qui gonfle artificiellement le poids de l’email).
  • Version texte : toujours fournir une version texte de l’email, plus légère et accessible aux logiciels de lecture d’écran.

Welkom Editor intègre des fonctionnalités d’optimisation des images (compression, resize, recadrage) qui facilitent la production d’emails légers sans sacrifice visuel.

Mettre en place une sunset policy (contacts inactifs)

La sunset policy (ou politique de désinscription progressive des inactifs) est l’une des pratiques les plus efficaces pour allier numérique responsable et performance email. Le principe : identifier les contacts qui n’ont ni ouvert ni cliqué aucun email sur une période donnée (6, 12 ou 24 mois selon le secteur), leur envoyer une séquence d’emails de réactivation, puis supprimer ou désactiver ceux qui restent silencieux. Les bénéfices sont doubles : réduction de l’empreinte carbone (moins d’emails envoyés vers des boîtes mortes ou désintéressées) et amélioration de la délivrabilité (les FAI comme Gmail récompensent les expéditeurs dont les emails sont ouverts et sanctionnent les envois massifs vers des inactifs).

Campaign intègre nativement des fonctionnalités pour la gestion des inactifs et de ciblage comportemental pour automatiser cette sunset policy. Voir notre page automatiser vos communications.

Réduire la fréquence d’envoi non pertinente

L’email marketing responsable passe par la pertinence plutôt que la fréquence. Envoyer moins mais mieux : une newsletter mensuelle bien ciblée génère plus d’engagement (et donc plus de revenus) qu’une newsletter hebdomadaire envoyée à toute la base sans segmentation. La segmentation comportementale (contacts actifs vs inactifs, centres d’intérêt déclarés, cycle de vie client) permet d’adapter la fréquence à chaque profil, réduisant le volume total d’emails tout en augmentant le taux d’ouverture moyen. C’est une démarche gagnant-gagnant : moins d’impact environnemental, meilleure expérience pour le contact, meilleure délivrabilité pour l’expéditeur.

Choisir un hébergement français bas carbone

Le choix de la plateforme d’emailing a un impact direct sur l’empreinte carbone de vos envois. Un acteur hébergeant ses datacenters en France bénéficie d’un mix électrique parmi les moins carbonés d’Europe. Préférer un éditeur utilisant des datacenters certifiés ISO 14001 ou alimentés en énergie renouvelable contribue à réduire les émissions de Scope 3 de votre entreprise. Dolist héberge son infrastructure en France, dans des datacenters dont le PUE est optimisé.

Mesurer le bilan carbone des campagnes

La mesure de l’impact carbone des campagnes emailing est encore peu répandue mais émerge comme une pratique de numérique responsable avancée. Les indicateurs à mesurer : gCO2eq (grammes de CO₂ équivalent) par email envoyé, gCO2eq par email délivré en boîte de réception, émissions totales de la campagne. Campaign intègre un calculateur d’empreinte carbone des campagnes email directement dans la plateforme : calculer l’empreinte carbone de vos campagnes avec Campaign. La mesure est le premier pas vers la réduction : elle permet de fixer des objectifs de progrès et d’arbitrer entre différentes approches (ex. : réduire le poids d’un email de 200 ko à 80 ko = économie mesurable d’émissions).

Comment certifier sa démarche numérique responsable ?

Label Numérique Responsable (LNR / INR)

Le Label Numérique Responsable, délivré par l’INR avec le soutien des CCI de France, est la certification française de référence pour les organisations souhaitant formaliser leur démarche. L’audit porte sur 114 bonnes pratiques organisées en 5 domaines : stratégie et gouvernance, spécifications, achats responsables, usage, fin de vie. L’obtention du label requiert un score minimal et implique un plan d’amélioration continue. Le LNR est particulièrement recommandé pour les entreprises dont le numérique est central dans l’activité (éditeurs SaaS, ESN, agences digitales).

B Corp et certifications RSE

La certification B Corp (Benefit Corporation) évalue l’impact global d’une entreprise sur la société et l’environnement selon 200 critères couvrant cinq dimensions : gouvernance, salariés, communauté, environnement, clients. Le numérique responsable entre dans la dimension environnement. La certification B Corp est délivrée par B Lab et reconnue internationalement. Elle est particulièrement valorisée par les clients et partenaires soucieux de l’impact RSE de leurs fournisseurs.

Le CDP (Carbon Disclosure Project) est une organisation internationale qui collecte et publie les données environnementales des entreprises (émissions carbone, consommation d’eau, déforestation). Les entreprises répondant au questionnaire CDP démontrent leur engagement dans le reporting carbone et le bilan carbone digital de leurs activités numériques. Les SDG (Sustainable Development Goals) des Nations Unies, notamment l’ODD 13 (Action pour le climat) et l’ODD 12 (Consommation et production responsables), constituent le cadre international de référence dans lequel s’inscrivent les démarches de numérique responsable. Réduire l’empreinte carbone de ses campagnes email contribue directement à ces objectifs.

ECOVADIS est une plateforme d’évaluation RSE des fournisseurs, utilisée par de nombreuses grandes entreprises dans leur processus d’appels d’offres. Une note ECOVADIS élevée est un avantage concurrentiel dans les secteurs où la RSE fournisseurs est évaluée. Les thèmes couverts incluent l’environnement, le social/droits de l’homme, l’éthique et les achats responsables. Le numérique responsable contribue au score environnemental.

ISO 14001 et ISO 26000

La norme ISO 14001 définit les exigences d’un système de management environnemental (SME) : politique environnementale, identification des impacts, objectifs de réduction, surveillance et amélioration continue. C’est la norme de référence pour les entreprises souhaitant certifier leur management environnemental, y compris l’empreinte numérique. La norme ISO 26000, non certifiable mais guide de référence, couvre la responsabilité sociétale des organisations dans sa globalité (droits de l’homme, pratiques de travail, environnement, loyauté des pratiques, communautés, consommateurs). Elle est souvent utilisée comme cadre de travail par les équipes RSE.

Les engagements de Dolist en numérique responsable

Hébergement français bas carbone (datacenters certifiés)

L’intégralité de l’infrastructure Campaign de Dolist est hébergée en France, dans des datacenters dont le mix énergétique s’appuie sur le réseau électrique français, parmi les moins carbonés d’Europe. Ce choix d’hébergement français n’est pas uniquement motivé par des raisons de conformité RGPD : il contribue également à réduire les émissions de Scope 3 de nos clients qui intègrent l’impact de leurs fournisseurs dans leur bilan carbone.

Éco-conception de la plateforme (poids HTML, images)

Campaign intègre des outils d’optimisation des images : compression, recadrage, resize, diagnostic taille message (images & code HTML) et d’autres fonctionnalités permettant d’estimer l’empreinte carbone des messages et des campagnes. Ces fonctionnalités aident les équipes marketing à produire des emails légers sans expertise technique spécifique. La plateforme Campaign est développée avec des principes d’éco-conception logicielle : optimisation des requêtes, réduction du volume de données stockées, API légère. Nous poursuivons cette démarche dans les évolutions de la plateforme.

Sunset policy intégrée et data minimization

Campaign intègre nativement des fonctionnalités de gestion des inactifs qui permettent d’automatiser une sunset policy : identification des contacts sans engagement sur une période configurable, déclenchement automatique d’une séquence de réactivation, et désactivation des contacts restant inactifs. Cette fonctionnalité réduit à la fois le volume d’emails envoyés (impact environnemental) et améliore la délivrabilité globale du compte. La data minimization est également intégrée : les durées de conservation des logs et des statistiques sont définies et respectées conformément au RGPD.

Bilan carbone et plan de réduction

Dolist mesure et publie régulièrement son empreinte carbone opérationnelle, couvrant le scope 1 (émissions directes), le scope 2 (énergie achetée) et le scope 3 (émissions indirectes : déplacements, impact des services chez les clients). Dolist a publié à ce jour trois bilans carbone successifs : le 2e bilan a enregistré une baisse de 5 % de l’impact carbone, le 3e bilan a atteint une baisse de 19 % par rapport à la référence initiale. Cette trajectoire de réduction illustre l’engagement concret de Dolist, au-delà des déclarations de principe. Consultez notre page RSE et engagements Dolist pour suivre nos indicateurs.

Engagement INR et formation des équipes

Dolist s’appuie sur les référentiels de l’INR et de la communauté GreenIT.fr pour structurer sa démarche de numérique responsable. Nos équipes techniques et produit sont formées aux bonnes pratiques d’éco-conception logicielle. Nous participons aux échanges sectoriels sur le numérique responsable dans le secteur de l’email marketing, notamment au sein de l’AF2M (Association Française du Marketing Mobile et Digital) et des groupes de travail délivrabilité.

Echangez avec notre équipe pour en savoir plus sur nos engagements RSE

Bilan carbone, hébergement, écoconception, accessibilité numérique, politique data minimization...

FAQ Numérique responsable

  • L'empreinte carbone d'un email varie selon plusieurs facteurs : poids du message (HTML + images), distance réseau, type de terminal du destinataire, durée de stockage. Les estimations courantes : un email simple sans pièce jointe = environ 0,3 à 4 grammes de CO2 équivalent, un email avec une image = 4 à 10 grammes, un email avec une pièce jointe lourde (1 Mo+) = 20 à 50 grammes de CO2. À l'échelle d'une campagne de 500 000 emails, cela représente entre 2 et 25 tonnes de CO2 selon la configuration. L'optimisation du poids des emails et la réduction des envois non pertinents (sunset policy) sont les deux leviers les plus efficaces pour réduire cet impact.

  • L'obtention du Label Numérique Responsable (LNR), délivré par l'INR en partenariat avec les CCI, se fait en plusieurs étapes : auto-évaluation sur la plateforme LNR (répondre aux 114 questions du référentiel), vérification par un auditeur CCI, obtention du label si le score atteint le seuil requis, et engagement dans un plan d'amélioration. Le label est valable 2 ans, avec une réévaluation intermédiaire. Pour approfondir les bonnes pratiques en amont d'une démarche de labellisation, consultez notre guide pratique email et numérique responsable. Pour démarrer la démarche LNR : rendez-vous sur le site de l'INR (Institut du Numérique Responsable) pour accéder à la plateforme d'auto-évaluation.

  • Le Green IT se concentre sur la réduction de l'impact environnemental des technologies informatiques elles-mêmes (matériel économe en énergie, datacenters verts, virtualisation). Le numérique responsable est plus large : il inclut le Green IT mais ajoute la dimension usage (sobriété numérique, éco-conception des services), la dimension sociale (accessibilité, inclusion, conditions de travail) et la dimension économique (durabilité, économie circulaire). Un acteur qui choisit des serveurs économes en énergie fait du Green IT ; un acteur qui conçoit ses services pour consommer moins, forme ses utilisateurs et publie un bilan carbone fait du numérique responsable.

  • Plusieurs approches sont disponibles pour mesurer l'impact carbone de vos campagnes email. La plus simple : multiplier le nombre d'emails envoyés par un facteur d'émission unitaire (4 grammes de CO2 par email en moyenne, à ajuster selon le poids réel). Des outils plus précis existent, basés sur une ACV (analyse du cycle de vie) intégrant le type de datacenter hébergeant la plateforme, le mix énergétique du pays, le réseau, et le terminal du destinataire. L'ADEME publie une base de données des facteurs d'émission (Base Empreinte) qui peut servir de référence. Contactez notre équipe pour discuter de la mise en place d'un suivi carbone de vos envois email.

  • Oui. Dolist a obtenu le Label Numérique Responsable (LNR) Niveau 1, délivré par l'INR en partenariat avec les CCI de France. Découvrez les détails de cette certification : Dolist obtient le Label Numérique Responsable Niveau 1. Dolist s'inscrit par ailleurs dans une démarche active d'amélioration continue : hébergement français bas carbone, éco-conception de la plateforme Campaign, sunset policy intégrée, data minimization RGPD. Consultez notre page RSE et engagements Dolist pour l'ensemble de nos indicateurs. Si vous avez des exigences spécifiques de certification RSE fournisseur dans le cadre d'un appel d'offres, contactez notre équipe qui vous fournira les éléments nécessaires à votre évaluation.

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