Pollution numérique et emailing : quel est l’impact carbone d’un email ?

Infographie Dolist : l’email a un impact environnemental réel. Adoptez des gestes simples pour réduire la pollution numérique liée à vos campagnes emailing.

Introduction

Un email a bien un impact carbone, mais il n’existe pas de chiffre unique : son empreinte dépend surtout du poids de ses images, du nombre de destinataires, du nombre d’ouvertures et des appareils sur lesquels il est lu. À l’échelle de la France, le numérique représente 4,4 % de l’empreinte carbone nationale, et l’essentiel provient de la fabrication et de l’usage des équipements.

Avec plus de 360 milliards d’emails échangés chaque jour dans le monde, chaque envoi compte. Bonne nouvelle : les leviers pour réduire l’impact de vos campagnes sont aussi ceux qui améliorent leurs performances. Voici les chiffres à retenir, ce qui pèse vraiment dans l’empreinte d’un email et les bonnes pratiques pour une démarche d’email marketing responsable.

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L’impact carbone du numérique en chiffres

Selon l’évaluation menée par l’ADEME et l’Arcep et publiée en janvier 2025, le numérique représentait en 2022 4,4 % de l’empreinte carbone de la France, soit 29,5 millions de tonnes de CO2e. Cette part a fortement progressé : elle était estimée à 2,5 % pour l’année 2020.

Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas d’abord les centres de données qui pèsent le plus : la fabrication et l’utilisation des terminaux (ordinateurs, smartphones, téléviseurs…) représentent à elles seules 17,8 millions de tonnes de CO2e, soit environ 60 % du total. Sans action, l’ADEME et l’Arcep estiment que l’empreinte carbone du numérique en France pourrait augmenter d’environ 45 % d’ici 2030.

Dans ce paysage, l’email occupe une place particulière par son volume : 361,6 milliards d’emails ont été envoyés et reçus chaque jour dans le monde en 2024, selon le cabinet Radicati, qui prévoit plus de 390 milliards en 2026.

Qu’est-ce qui pèse dans l’impact carbone d’un email ?

Les chiffres « par email » qui circulent (quelques grammes de CO2e, davantage avec une pièce jointe) reposent sur des hypothèses très différentes et sont souvent anciens. La réalité est plus nuancée : l’empreinte d’un email n’est pas fixe, elle dépend de plusieurs facteurs.

  • Le poids du message, et en particulier celui des images : lors de l’ouverture, leur chargement est généralement le premier poste d’émissions d’un email.
  • Le nombre de destinataires : chaque envoi mobilise le réseau et les serveurs de réception.
  • Le nombre d’ouvertures : un même email peut être ouvert plusieurs fois, sur plusieurs appareils.
  • L’appareil de lecture : une ouverture sur ordinateur est plus énergivore qu’une ouverture sur smartphone.

C’est sur ces critères que repose le calcul de l’empreinte carbone dans la plateforme Campaign, développé à partir de mesures réalisées par Greenspector. Il estime l’impact d’un message selon sa taille et ses images, puis celui d’une campagne avant envoi (simulation) et après envoi, à partir de ses statistiques réelles.

6 leviers pour réduire l’impact de vos emailings

  1. Allégez vos messages. Visez un code HTML de moins de 100 Ko (au-delà de 102 Ko, Gmail tronque le message), des images de moins de 200 Ko chacune et un message total de moins de 500 Ko. Les pratiques d’écoconception détaillent comment y parvenir.
  2. Optimisez vos images. Compressez-les, choisissez le bon format et ne gardez que celles qui servent votre message. Consultez nos bonnes pratiques pour les images.
  3. Remplacez les pièces jointes par des liens. Un document hébergé une fois et consulté à la demande évite de dupliquer un fichier lourd dans chaque boîte de réception.
  4. Ciblez mieux. Un email envoyé à un contact qui ne le lira jamais a un impact sans aucun bénéfice. Nettoyez régulièrement votre base et segmentez vos envois.
  5. Traitez vos inactifs. Tentez de les réactiver, puis cessez de leur écrire s’ils ne réagissent pas. C’est aussi un levier fort de délivrabilité.
  6. Limitez la durée de vie de vos messages. Une promotion terminée n’a plus de raison d’être conservée : c’est l’idée de la date d’expiration des emails, un projet que soutient Dolist.
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Mesurer et réduire : la démarche de Dolist

Réduire son impact commence par le mesurer. Dolist réalise chaque année le bilan carbone de l’ensemble de ses activités : le 3e bilan carbone, portant sur l’année 2024, s’établit à 274 tonnes de CO2e, en baisse de 19 % par rapport à 2023. Dolist a également obtenu le Label Numérique Responsable, et mène régulièrement une enquête sur l’email et le numérique responsable en France pour suivre l’évolution des pratiques.

Conclusion
L’email n’est pas le premier poste d’émissions du numérique, mais son volume en fait un levier d’action concret pour toute organisation. Des messages plus légers, des images optimisées, une base saine et des envois mieux ciblés réduisent son impact… tout en améliorant la délivrabilité et l’engagement. Mesurer l’empreinte de vos campagnes est la première étape pour la piloter.

Vous souhaitez adopter une démarche d’email marketing plus responsable ?

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