Délivrabilité email : les réponses aux 8 questions les plus fréquentes
Découvrez les clés pour améliorer votre délivrabilité email : taux d'ouverture, désabonnements, plan de chauffe, fréquence d'envoi, et gestion des plaintes.
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Qu’est-ce qu’un bon taux d’ouverture ? De clics ?
Ça dépend : il n’y a pas de valeur universelle, ces statistiques dépendent de votre secteur d’activité, du type de communication, de votre base de données… Il existe cependant des éléments pertinents à observer :
- Des différences importantes de taux d’ouverture (ou de clics) entre les domaines destinataires doivent vous alerter : elles signalent souvent un problème de placement chez une messagerie en particulier.
- L’évolution d’un taux est plus instructive que son observation à un instant donné.
- Pour les clics, vous pouvez vérifier que le taux remonté ne fasse pas apparaître une surreprésentation des désabonnements.
Gardez aussi en tête que le taux d’ouverture est de moins en moins fiable, entre les protections de la vie privée des messageries et les nouvelles règles de la CNIL sur le suivi des ouvertures. Retrouvez les indicateurs à suivre en continu dans notre guide complet.
Quels sont les leviers d’action pour améliorer ma délivrabilité ?
- Règle n°1 : souvenez-vous à qui vous écrivez : vos messages ne sont pas adressés à des filtres anti-spam, à des systèmes de messagerie ou des automates mais à des individus qui ont des limites et des attentes.
- Règle n°2 : les FAI/MSP ou les filtres ne vous doivent rien. Le seul et unique objectif des messageries est d’assurer un service de qualité à leurs utilisateurs.
- Règle n°3 : il n’est (presque) jamais trop tard pour bien faire. La plupart des FAI utilisent des filtres dynamiques : si vous envoyez les bons signaux, la réputation qu’ils vous attribuent peut évoluer.
Désabonnements & Plaintes : à quel moment dois-je m’inquiéter ?
Si vous réalisez des envois classiques sur des adresses opt-in, un petit volume régulier de désabonnements, voire de plaintes, n’est pas un problème en soi. C’est quand ces volumes augmentent, voire explosent, que des contrôles sont nécessaires ! Pour les plaintes, Google fixe un repère clair : restez sous 0,1 % et n’atteignez jamais 0,3 %. Depuis 2024, Gmail et Yahoo exigent aussi des expéditeurs en volume un lien de désabonnement en un clic : un désabonnement facile vaut toujours mieux qu’une plainte pour spam.
Que faire en cas de plainte ? S’il s’agit d’une plainte remontée via une feedback loop : votre routeur va automatiquement mettre l’adresse associée à une liste d’inactifs pour qu’elle soit écartée des envois futurs. S’il s’agit d’une plainte via une source externe (signalement RGPD, réseaux sociaux, service client…) : il est de votre responsabilité d’écarter l’adresse des envois futurs.
Pourquoi mes emails arrivent-ils en spam ?
La boîte « courrier indésirable » est le répertoire dans lequel la messagerie livre les messages qu’elle considère comme non attendus ou non demandés par le destinataire. Pour en décider, les FAI observent différents indicateurs qui forment votre « réputation d’expéditeur ». Si vos emails arrivent en spam, c’est que cette réputation n’est pas suffisante, le plus souvent pour l’une de ces raisons :
- Une authentification incomplète : SPF, DKIM et DMARC sont exigés par Gmail et Yahoo depuis février 2024 et par Microsoft depuis mai 2025 pour les expéditeurs en volume. Voir notre section authentification SPF, DKIM, DMARC.
- Trop de plaintes : au-delà de 0,1 % de signalements, votre placement se dégrade.
- Un faible engagement : peu d’ouvertures et de clics, beaucoup de messages supprimés sans être lus.
- Une base de mauvaise qualité : adresses invalides, contacts inactifs depuis longtemps, pièges à spam.
Chaque messagerie a ses propres exigences : consultez les règles de Gmail, Microsoft, Yahoo et des messageries françaises dans notre guide.
Pourquoi certains de mes emails sont-ils rejetés ?
Il existe de multiples causes pour expliquer le rejet d’un email. On peut les classer en 3 catégories :
- Les adresses qui n’existent pas : ce sont les hardbounces (ou NPAI définitifs), signalés par un code d’erreur en 5xx. Ces adresses doivent être supprimées de vos envois.
- L’adresse existe mais ne peut pas recevoir de messages (boîte pleine, serveur indisponible) : ce sont les softbounces (ou NPAI temporaires), généralement signalés par un code en 4xx.
- Les rejets : lorsque le FAI refuse de prendre le message parce qu’il contrevient à sa politique anti-spam, par exemple en cas d’authentification manquante ou de mauvaise réputation.
C’est quoi un plan de chauffe ?
Pour savoir comment traiter vos messages, les filtres vont prendre le temps d’observer les différentes métriques à leur disposition pour estimer votre réputation. Le volume initial accepté devra être à la fois suffisant pour que le FAI se fasse une idée de votre respect des bonnes pratiques, et assez limité pour que vous ne représentiez pas une menace pour ses utilisateurs.
Pour réaliser un plan de chauffe, sélectionnez quelques milliers de contacts répartis sur les différents opérateurs pour commencer, en privilégiant les plus engagés, et augmentez progressivement le volume uniquement lorsque les indicateurs de réputation sont positifs. Pour aller plus loin : warm-up et ramp-up, les étapes clés.
Quelle est la bonne fréquence d’envoi email ?
Il n’existe pas de fréquence magique ! Vous allez devoir expérimenter et monitorer chaque programme pour trouver cet équilibre. Mais il existe des éléments à garder en tête :
- Indiquez à vos contacts votre rythme d’envoi lors de l’inscription.
- Gardez un œil sur les KPI négatifs (plaintes, désabonnements…).
- Essayez de répartir vos envois, ne concentrez pas tout sur un seul moment.
Envoyer mes emails depuis mon nom de domaine : quels bénéfices ?
- Être identifiable pour vos contacts.
- Bénéficier des standards d’authentification, et notamment de l’alignement DMARC entre le domaine qui envoie et celui affiché à vos destinataires.
- Être seul maître de votre réputation.
Définir un sous-domaine spécifique à chaque prestataire, voire à chaque canal distinct (marketing, transactionnel, service…) est aussi une pratique pertinente. En effet, cela permet de limiter l’impact en cas d’incident et de monitorer la réputation de chaque programme efficacement, tout en respectant les attentes des receveurs.